Lundi 6 avril 2009

Ø      Marie

Titre de l’album : Le Voyage imaginaire

Titre des extraits choisis : Espagne, Italie, Arabie

Nom du compositeur ou de l’interprète : Robert Casadesus, comp., Jean-François Bouvery, piano.

Genre musical : Musique classique

 

« Né à Paris le 7 avril 1899 et disparu à Paris le 19 septembre 1972, Robert Casadesus est aujourd'hui considéré comme l'un des grands pianistes français du 20ème siècle. Issu d'une famille de musiciens, il obtient à quatorze ans un premier prix de piano au Conservatoire de Paris et le prix Diémer en 1920. L'année suivante, il commence ses premières tournées en Europe entamant ainsi une carrière internationale qui durera un demi-siècle […] » qui s’est déroulée en grande partie aux Etats-Unis après la Deuxième Guerre Mondiale. Proche de Fauré et de Ravel, Robert Casadesus étonnait par ses interprétations des plus grands compositeurs. Ravel a même déclaré : « Vous devez être vous-même compositeur pour si bien comprendre la musique des autres. »

Le Voyage imaginaire est son premier opus. Composé entre 1916 et 1917 pour un piano, il lui aurait été inspiré de films muets, de son besoin de poser de la musique sur des images. C’est probablement celui que l’on connaît le moins, mais on sent pourtant toute la verve et le talent de ce compositeur français. On y entend des compositions pleines d’une sorte de transparence, de légèreté et d’une grande technique.

 

 

Titre de l’album : Jamais la paix

Titre de l’extrait choisi : Maman XY

Nom du compositeur ou de l’interprète : Mademoiselle K

Genre musical : Rock

 

L’année 2006 a marqué le début d’une aventure prometteuse. Le nouveau quatuor de la scène rock française avait vendu des dizaines de milliers d’exemplaires de son premier album et partait en tournée à travers l’Europe et l’Asie. De cette épopée est né « Jamais la paix », un album très attendu. Avec 12 chansons écrites par Katerine Gierak, la chanteuse du groupe, auteur et compositeur, et ses trois acolytes, ce nouvel opus est plus « rock », plus énergique, avec des textes très incisifs et parfois intimes. Cris, respirations ou chuchotements, on est entraîné dans un mouvement perpétuel, dans un univers un peu surréaliste, parfois dérangeant ou étouffant. Sa formation en musique classique ajoute à ces compositions une touche baroque que l’on ressent dans la mélodie (arpèges et ornements) et dans sa technique instrumentale. Bref, ça détonne.

Maman XY pose la question de l’identité et a fait naître interrogations et rumeurs sur son auteur. Finalement, elle interpelle simplement, douloureusement, par son refrain chanté qui contraste avec le reste de la chanson.

 

Ø      Sophie I

Titre de l’album : Les Chansons animalières 

Titre de l’extrait choisi : Jean-Robert le dromadaire  + visionnage des clips : Meuh, meuh je suis une vache  et Tagadada je suis le cheval 

Nom du compositeur ou interprète : Jean-Yves Lacombe

Genre musical : Chansons pour enfants

Jean-Yves Lacombe n’est pas seulement un auteur-compositeur de chansons pour enfants. Jazzman, il est le créateur du duo Lacombe-Asselin (spectacles d’humour musical) et est aujourd’hui violoncelliste dans le groupe « Le Quatuor ».

« Les Chansons animalières » est son premier album pour enfants. Il fait partie de la sélection Talents Jeune Public de l’Adami pour le festival Mino. Ce disque comprend 22 chansons. Des chansons courtes, surprenantes, pleines d’humour et de jeux de mots. L’album est très dynamique et vraiment drôle. Les paroles peuvent être facilement reprises par les enfants.

 

Ø      Anne-Marie A

Titre de l’album : Mâjaz

Titre de l’extrait choisi : Masâr

Nom du compositeur ou de l’interprète : Trio Joubran, oud

Label : Randana, 2007

Genre musical : Musique traditionnelle : Palestine. Musique de Oud.

 

Ce sont trois frères, nés à Nazareth. Ils jouent tous les trois du oud, le luth du monde arabe. Tantôt de savantes improvisations, tantôt des interprétations d’airs traditionnels, toujours une immense émotion à travers cette musique qui nous parle de la Palestine, de la difficulté de vivre là-bas mais aussi de l’amour du pays. C’est autour des « maqamats » (mélodies, improvisations dans les musiques savantes arabes et turques), qu’ils  nous emmènent dans la musique arabe. 

Les profondes connivences et affections entre ces trois membres d’une même famille, dont le père est maître luthier et la mère chanteuse, sont palpables à tout moment.

Pour ce second disque le trio a fait appel au percussionniste Youssef Hbeisch.

 

Titre de l’album : Stolen from strangers

Titre de l’extrait choisi : Alviverde (Arto Lindsay, chant)

Nom du compositeur ou de l’interprète : Jun Miyake, comp., trompette, etc.

Label : Yellow Bird Records, 2008

 

Depuis trente ans le japonais Jun Miyake parcours le monde et capte des sons, des impressions qui viennent enrichir cet album aux allures de  road-movie. On trouve ici, dans ce treizième album, un éclectisme tout à fait surprenant, aérien, envoûtant : bossa-nova, electronica, jazz, chœurs balkaniques…

Ce multi-instrumentiste, mais surtout immense trompettiste,  a invité à ses côtés de vieux complices comme Arto Lindsay, Vinicius Cantuaria, Arthur H, Lisa Papineau… et nous fait découvrir un étrange langage musical, vraiment novateur, très agréable à l’oreille.

 

Titre de l’album : Songs of the spanish civil war

Titre de l’extrait choisi : Mendiko Negarrak (to Federico Garcia Lorca)

Nom du compositeur ou de l’interprète : Ramon Lopez Quartet, Benat Aciary, chant

Label : Léo Records, 2000

Genre musical : Free jazz

 

J’ai découvert, lors du festival 2008 « Le Fruit des voix » à Lons-le-Saunier, le trio Benat Achiary, Ramon Lopez, Philippe De Ezcurra, qui m’a fortement impressionné. Tout d’abord sceptique et réticente à l’écoute des premières notes, je me suis laissée guidée, sans à priori et j’ai pu mesurer toute la richesse et l’émotion de ces improvisations et de cette danse entre le chanteur et son micro, tenu comme un instrument !

Comme leur dernier disque « Avril » n’était pas disponible à la BDP (en prêt !) j’ai présenté cet album « Songs of the spanish civil war » du Ramon Lopez Quartet, également très intéressant, sur un répertoire de chants de la révolution espagnole 1936-1939. La voix de Benat Achiary donne la mesure de la désespérance ressentie par tout un peuple.

Merci à Annick Meschinet et à toute son équipe du « Fruit des Voix » de nous faire découvrir des choses aussi novatrices et de si grande qualité.

 

 

 

Ø      Jacques

Titre de l’album : Kangaba

Titre de l’extrait choisi : Djanfa Magni

Nom du compositeur ou de l’interprète : Lansiné Kouyaté, et David Neerman

Label : No format, 2008

Genre musical : Jazz


Lansiné Koutaté est Malien et joue du balafon. David Neerman est européen et joue du vibraphone. Ces instruments cousins se retrouvent ici avec plein de choses à se raconter. La  coopération des deux musiciens date de 2003 et aboutit à l'album Kangaba sur lequel ils sont accompagnés par le contrebassiste de jazz Ira Coleman et le batteur Laurent Robin.
Entre musique malienne mandingue, jazz et post rock, Kouyaté et Neerman explorent un univers nouveau et original.

 

Ø      Rozenn

Titre de l’album : Le stylo à cancre

Nom du compositeur ou de l’interprète : écrit, composé et chanté par Olive et Moi ; raconté par François Morel ; illustrations de Elisa Géhin

Editeur : Actes Sud Junior, (collection toto ou tartare)

Genre musical : Chansons pour enfants

 

Il paraît que Simon est paresseux à l’école. De son point de vue, ce n’est pas tout à fait exact. La journée, Simon est simplement fatigué. A la maison, tous les soirs, il fait la classe, c’est lui le maître ! Et il se trouve que ses élèves sont particulièrement indisciplinés…

Ce livre-cd nous donne l’occasion d’entrer dans l’univers d’un enfant doué pour les bêtises, les inventions et de connaître son rapport à l’école.

De l’humour, des illustrations très colorées, des chansons exaltantes, voici un livre-cd « frais » ! Cerise sur le gâteau : la voix de François Morel, « raconteur » impeccable !

Cette collection comporte plusieurs titres réalisés notamment par Dick Annegarn, Da Silva, Claude Sicre des Fabulous Trobadors.

A écouter, à lire en famille à partir de 8 ans.

 

Ø      Anne-Marie H

Vive les conspirateurs ! …d’opérette !

Titre de l’album : La fille de Madame Angot (1872)

Titre de l’extrait : Air des conspirateurs.

Nom du compositeur : Charles Lecoq (1852- 1918)

Genre musical : opéra comique.

 

Les conspirateurs d’opérette ont ceci de sympathique qu’ils ne sont guère dangereux et qu’ils prêtent plus à rire qu’à trembler.

L’action de cet opéra comique se déroule pendant la période du Directoire. Les protagonistes en sont Clairette Angot, fille d’une célèbre marchande de poissons « forte en gueule » et un peu légère, décédée, Pomponnet, son fiancé, perruquier, Ange Pitou, chansonnier, auteur d’une chanson polémique dont le refrain dit : «  C’était, pas la peine, c’était pas la peine assurément de changer de gouvernement », son amoureux, Melle Lange, comédienne, amie de Clairette, maîtresse de Barras et du financier Larivaudière, protectrice d’Ange Pitou.

Je laisse de côté de multiples péripéties, pour en arriver à l’air des conspirateurs. Royaliste, malgré sa liaison avec Barras, Melle Lange laisse entrer dans son salon les conspirateurs déguisés en Inc’oyables, « Pe’’uques blondes et collets noi’s ». Allure feutrée, piano piano, soupçonneux, ces faux Incroyables s’émeuvent quand on annonce l’arrivée de la police !

Bien sûr, tout rentrera dans l’ordre et nos conspirateurs ne seront pas inquiétés.

La musique de Charles Lecoq est très agréablement écrite et se laisse écouter avec beaucoup de plaisir.

 

Et on poursuit dans le même registre.

Titre du DVD : La Grande Duchesse de Gérolstein (1867)

Titre de l’extrait : Air des conspirateurs

Nom du compositeur : Jacques Offenbach (1819- 1880)

Interprètes : Les Musiciens du Louvre, Grenoble, direction Marc Minkowski

Genre musical : opéra- bouffe

 

On s’étonne parfois de la courte vue de la censure, prompte à couper et à interdire et qui laisse parfois passer des pamphlets enrobés de telle sorte que les principaux concernés par la satire, Napoléon III, le Tsar, le Prince de Galles se sont précipités au spectacle et n’y ont vu que du feu !

Le Général Boum ( !), chef des armées, qui déclare la guerre, on ne sait plus pour quel motif, sinon pour occuper l’esprit de la Grande Duchesse, le Baron Puck, qui veut conserver le pouvoir politique, et le Prince Paul, éternel fiancé de la Grande Duchesse, complotent contre Fritz, fusilier, protégé de la Souveraine qui l’a nommé général en chef et lui a confié « le sabre de (son) père ».

Il faut, pour conserver ses prérogatives, éliminer le gêneur. D’où la réunion secrète (sous l’œil de la souveraine ! ) de 17 conspirateurs qui vont aiguiser leurs armes en s’assurant que Fritz sera bien seul au moment de l’attaque. Bien sûr la vie de Fritz sera préservée, il épousera Wanda, la souveraine le Prince Paul : «  Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a ! », le Général continuera de faire joujou avec la guerre et le Baron Puck d’exercer le pouvoir.

La musique d’Offenbach est une merveille de finesse et de drôlerie, la version de Minkowski est un régal pour les oreilles et les yeux.

 

De l’amour et de la mort.

Titre de l’album : La Barcha d’amore 1563- 1685

Titre de l’extrait : Non ha’l ciel de Giulio Caccini ( vers 1550-1618)

Interprètes : Monserrat Figueras, Hesperion XXI, Le Concert des Nations, direction J. Savall.

Genre musical : Madrigaux

 

Giulio Caccini, chanteur, instrumentiste (luth, chitarrone, viole et harpe) à la cour des Médicis et compositeur, a été considéré comme « le père d’un nouveau style de musique », proche de la déclamation, le « recitar cantando » qui deviendra le récitatif.

Il publie en 1602 un recueil de madrigaux et de canzonette sous le titre de Le Nuove Musiche., les Nouvelles Musiques. Ce sont pour l’essentiel des compositions pour une seule voix et basse continue.

C’est le cas de Non ha’l ciel, madrigal qui évoque les douleurs causées par le sentiment amoureux, et cultive le langage précieux de l’époque : « Penar lunfo e gioir corto, morir vivo e viver morto… », Souffrir longuement et jouir rapidement, mourir vif et vivre mort…

La voix de Monserrat Figueras, accompagnée d’un luth, d’une guitare, d’une viole de gambe et d’une harpe est l’interprète idéale de cette musique raffinée, sans tomber dans l’élitisme.

 

Titre de l’album : Homo fugit velut umbra

Titre de l’extrait choisi : Homo fugit velut umbra, Passaglia della vita. Anonyme

Interprètes : Marco Beasley, ténor et l’Arpeggiata, direction C. Pluhar.

Genre musical : Madrigaux

 

Le CD est consacré à Stefano Landi (1586- 1639).

Toutefois, la 1ère pièce est anonyme. C’est une longue méditation sur la nécessité de songer à la mort, quels que soient notre âge, notre condition. La mort est la loi à laquelle nous devons tous nous soumettre :  « bisogna morire », il faut mourir. Sur un tel thème, on imagine volontiers une musique lugubre, funèbre. Eh bien pas du tout, et c’est vraiment l’intérêt de cette pièce. La musique qui accompagne le texte ne correspond pas à une passacaille mais plutôt à une tarentelle. L’œuvre surprend par le décalage entre un texte sombre et une musique guillerette. A découvrir et à apprécier.

 

Ø      Philippe

Titre de l’album : Stories from the safe house

Titre de l’extrait choisi : Sixteen

Nom du compositeur ou de l’interprète : Hugh Coltman

Label : ULM, 2008

Genre musical : plutôt pop, folk et très reposant

 

Le cocon supposé du titre tient autant du virage que du hamac et l'affreuse pochette, inversement proportionnel au contenu, brouille autant les pistes qu'elle ne révèle une profession de foi : tout pour la musique. Avec la tronche approximative de Nans le Berger de l'auteur, pourrait-on dire, rien d’étonnant.

Bien que le parallèle avec ce Michel-ci s'arrête là, puisque comme son nom l'indique, Hugh est un anglais (parisien d'adoption) qui lorgnerait plutôt du côté de Mc Cartney, Neil Finn (Crowded house) et Jeff Buckley, mais pas seulement. Quatre fois ouf, mais quand même : format open disc, pressage SACD, audiophilie coupable à tous les étages, tout est prévu ici pour combler le mélomane et ses pavillons dressés aux écoutilles. Un soin qui souligne par l'écrin une gestation hors norme des diverses pièces qui composent l'opus. On pourrait d'ailleurs en comparer le résultat liquoreux et fruité à des vendanges tardives, comme l'indiquent les quelques notes couleur nuit discrètement estampillées au dos de l'objet : Ces chansons m'ont accompagnées pendant longtemps, j'espère qu'elles feront de même pour vous. Et comment ! Et fi du millésime, d'autant que ces éclats sont ceux d'une vengeance tardive aussi : où comment l'ancien chanteur d'un groupe de blues rock obscur et oublié réussit, ukulélé en bandoulière au creux de la galère, à sortir de son étroite chrysalide par une ouverture d'azimuts : en papillonnant de Charybde en Scylla, de jazz en nova, de folk en bossa, de pop rock en ska, Hugh Coltman nous offre une collection de vraies chansons en demi teinte dont une bonne moitié nous deviennent familières seulement après la première écoute. Un vrai-faux premier album d'une rare consistance, idéal pour les dimanche matins dont on attend une suite peut-être déjà écrite pour les autres jours de la semaine avec l'impatience d'une poule qui vient de trouver un couteau, if you see what I mean by the way I feel.

 

Ø      Sophie

Titre de l’album : Miserere

Nom du compositeur ou de l’interprète : Gregorio Allegri, comp.

Genre musical : Musique vocale sacrée : Italie : 17e siècle

 

Le Miserere d’Allegri est une œuvre musicale chantée a cappella, composée durant le règne du pape Urbain VIII, vers 1630.

C’est un motet pour neuf voix à deux chœurs, une mise en musique du Psaume 50. Le Miserere était chanté dans la Chapelle Sixtine lors des matines du mercredi et vendredi de la semaine sainte, et uniquement en ce lieu et à cette occasion.

La phrase la plus haute (do aigu) est chantée par une seule voix au sein des chœurs. On pense à un castrat à l’époque. Le premier à sortir son do fut-il Allegri lui-même, qu’on soupçonne d’avoir été castrat ? On l’ignore et ce n’est pas le seul mystère de ce Miserere singulier.

Le secret du Miserere d'Allegri vécut presque cent cinquante ans, de 1638 à 1770. Cette année-là, à Rome, un voyageur assista au concert pascal, rentra dans son hôtel et transcrivit de mémoire la partition, avec le célèbre do, après cette unique audition. Ce copieur prodigieux, qui bravait l'excommunication, était un gamin de 14 ans en voyage avec son père. Il s'appelait Wolfgang Mozart. Dans la foulée, l'ado composa son propre Miserere (Köchel 85).

 

 

 

Ø      Dominique

Titre de l’album : Pas si bêtes …

Titre de l’extrait : Natalia Poutine

Groupe : Les Blaireaux

Label : Le Terrier productions

Genre musical : Chanson française

 

Enregistré en public au Splendid (Lille), au Ninkasi Kao (Lyon) et au Divan du monde (Paris) le groupe propose des morceaux très festifs, avec une forte présence des cuivres et du piano, comme dans le fameux « A l’auberge du chat qui pète ».

Groupe originaire de la région de Lille, Les Blaireaux, bande de six copains d’enfance, font  preuve dans leurs textes d’un humour décapant : que ce soit la caricature du « Grand reporter »,  le portrait de la lâcheté humaine, « Je suis un lâche », ou encore une page de l’histoire contemporaine (revisitée !) à travers les tribulations d’un agent secret, « Natalia Poutine ».

Le propos se fait plus sérieux dans la très belle chanson « Pakrac » consacrée à la tragédie yougoslave.

Les petits intermèdes musicaux sont savoureux pleins d’autodérision, « je suis… musicien », et de tendresse, « Le Confetti ».

Autres albums à la BDP : Le Sens du poil (2003), Parades prénuptiales (2007).

 

Titre de l’album : Stereo spirit

Titre de l’extrait : Banta

Auteur-compositeur : Daby Touré

Label : Real world

Genre musical : folk-pop africaine

« Né en 1971 à Boutilimit dans le désert mauritanien, Daby Touré grandit à Nouakchott avant de partir vivre avec son oncle dans un petit village appelé Djeole. Ses parents ont divorcé et son père refuse d’élever seul un enfant en bas âge. Daby, loin de la ville, apprend à s’occuper du bétail et s’imprègne des cultures Soninke, Toucouleur et Wolof. Il apprend surtout leur musique et s’amuse à taper avec ses amis sur des boîtes métalliques ou des vieux bidons. Daby Touré a grandi et repart pour Nouakchott vivre avec son père. Quand il rentre le soir de son travail, celui-ci aime particulièrement jouer de la musique avec ses amis. Pourtant, Hamidou Touré, qui n’est autre que l’aîné du clan Touré Kunda, refuse que son fils suive sa voix et lui interdit de toucher une guitare. Daby apprendra en cachette. Il écoute la radio et s’imprègne des musiques de Bob Marley, Michael Jackson, Police ou encore Stevie Wonder. En 1989, les remous politiques obligent Daby et son père à partir pour la France où il est invité par ses frères à enrichir le groupe Touré Kunda. Daby a 18 ans et malgré les réticences d’Hamidou, la musique prend petit à petit une place importante. Il joue dans les bars ou dans les soirées organisées par la fac. Finalement, il plaque ses études de commerce et monte en 1992 avec son cousin Omar, le groupe Touré Touré qui mêle influences jazz et africaines. Sort leur premier et unique album « Ladde » qui leur permet de se faire un nom. Le disque est bien accueilli et les concerts se multiplient… mais Daby cherche autre chose. Il veut se démarquer de la musique de son père, Il ne veut pas simplement faire des musiques dansantes comme l’occident les aime mais des choses plus fines et plus personnelles. Il s’enferme seul dans son studio et compose de nouvelles chansons. Après plusieurs années de travail et la rencontre avec Cyrille Dufay, le musicien venu de l’électro, il sort « Diam ». en 2004, sa renommée se fait plus grande, Peter Gabriel lui demande même d’assurer sa première partie. Sur des mélodies pures et abouties, aux sonorités nouvelles, le prodige chante en soniké, wolof ou pular, la vie de son peuple et celle du monde. » (sources : www.Mondomix.com)

Dans ce 2ème album, entièrement joué et réalisé par ses soins , D. Touré nous offre un grand moment de douceur et de sérénité. A écouter sans fin…

 

Ø      Christine

Titre de l’album : Kid Ory's Creole Jazz Band, 1954

Titre de l’extrait choisi : Muskrat Ramble écrit par Kid Ory

Nom du compositeur ou de l’interprète : Kid Ory

Genre musical : Jazz  Nouvelle  Orléans


Ce CD marque le grand retour de Kid Ory sur la scène d'où il avait disparu pendant de nombreuses années. En effet pendant les années 1920/25 il jouait aux côtés des plus grands du style "New Orléans" , tels que Joe King OLiver, Louis Amstrong ... La crise de 29 le mit sur la touche et c'est un producteur qui est allé le chercher au fond de sa campagne où il élevait des poneys.
Sur ce CD les titres ne sont guères originaux et ce sont des classiques de La " Nouvelle Orléans", mais c'est un disque plein de joie, de rythme et d'entrain, sans oublier que Kid Ory était alors âgé de 68 ans en 1954 !

 

Ø      Pierre

Titre de l’album : Hampton, Salvador, Terry Clark, Moustache et leurs amis jouent Brassens

Titre de l’extrait choisi : Oncle Archibald

Label : Philips

 

Après le disque : "Moustache / Brassens", sorti en 1979, Georges Brassens souhaitait enregistrer un autre album avec son ami Moustache  (qu'il appelait affectueusement "le gros" ).
Le décès de Brassens survint avant la concrétisation de ce projet , et c'est en 1983 que furent réunis pour cet enregistrement quelques jazzmen proches du chanteur.

Le titre choisi est particulièrement pétillant, dans l'esprit "New-Orléans"; et l'album, en général, fait autant plaisir aux fans de jazz qu'aux amateurs de Brassens.

Par Bibliothécaires musicaux de Franche-Comté - Publié dans : Comités musiques
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